Accueil | Photos | Forum | Chat | Rechercher | Membres | S'enregistrer | Annuaire | Profil | Se connecter pour vérifier ses messages privés | Connexion | ??
Accueil
 

Krzysztof Kieslowski

Krzysztof Kieslowski est né en 1941, les premières années de sa vie se sont donc déroulées pendant les dures années de la 2ème guerre mondiale. Lui-même décrit sa jeunesse comme pas particulièrement difficile, cela résulte du fait que tout son entourage partageait le même sort.

Son enfance a été marquée par les difficultés financières de ses parents, la maladie pulmonaire de son père (Krzysztof Kieslowski lui aussi avait des problèmes de santé) et des déménagements constants entre les maisons de santé. Lui et ses parents ont déménagé 40 fois en 14 ans ! Cette vie, toujours sur les routes, n’a pas permis au jeune Kieslowski de tisser des liens d’amitié ni d'acquérir la sensation de stabilité…

En tant qu’élève, Kieslowski ne manifestait pas de dons particuliers, il était en réalité assez médiocre. Son père, désespéré par son manque d’enthousiasme, l’a envoyé dans une école de pompiers d’où le jeune Kieslowski s’est enfui après 6 mois de discipline digne de l’armée. A cette époque-là il n’avait pas dans l’idée de devenir cinéaste, il ne savait tout simplement pas qui il voudrait devenir. Quand un jour ses parents ont ressenti un cruel manque d’argent, ils ont préféré l’éloigner du foyer familial et l’ont envoyé chez son oncle, qui, par chance était directeur d’une école de théâtre !

Comme cela le plus heureux des hasards la poussé sur la bonne voie. Mais ce n’était que le début de l’aventure… Le jeune Krzysztof a du montrer une grande détermination, ayant réussi le concours d’entrée à l’école de cinéma au bout de la troisième fois ! Quand il l’a terminé, il avait 28 ans.

Possédant un sens aigu de l’observation Kieslowski a fait ses premiers en tant que réalisateur dans le domaine de la documentation. Ses films "J’étais soldat", "Hôpital", "Du point de vue du portier de nuit", "Sept femmes aux âges différents" sont entrés pour toujours dans l’histoire du film documentaire polonais. Très vite il s’est tout de même rendu compte des limites de cette forme de cinéma et s’est tourné vers la fiction. En 1973 il débute à la télé avec une histoire "Passage souterrain", puis viennent "Le Personnel", "Le Calme", "La Cicatrice", "L ‘Amateur". Avec sa recherche de la vérité, le blâme de l’hypocrisie et de la double moralité, il s’inscrit dans le courant du "cinéma de l’inquiétude morale" qu’il crée avec d’autres réalisateurs, comme Agnieszka Holland, Feliks Falk, Janusz Kijowski.

Les jours de la révolution de l’année 1980, dont l’arrivée les cinéastes ont ressenti bien avant les sociologues, sont le début de la disgrâce pour le réalisateur Kieslowski. Les critiques sont devenues franchement défavorables et froides. Les années 80 lui ont donné le dégoût de la politique et l’ont jeté dans les bras de la métaphysique ("Sans fin").

Pendant l’état de guerre, déclaré par Jaruzelski en Pologne le 13 décembre 1981 et qui se prolongera jusqu’en juillet 1983, Kieslowski croise Krzysztof Piesiewicz, et très vite les deux deviennent inséparables. Ils écriront ensemble plusieurs scénarios. Leur collaboration donnera des fruits sous forme de nombreux films : "Décalogue", "Brève histoire d'amour", "Tu ne tueras point" et au début des années 90 "La double vie de Véronique". C’est à ce moment là que Martin Karmitz aperçoit la force et le potentiel de Kieslowski et lui propose de réaliser "Trois couleurs". …Et la c’est le succès, Kieslowski devient le nouveau prophète du cinéma européen et rencontre un énorme succès matériel, sa trilogie se vend dans presque tous les pays du monde ! Son nom est cité aux cotés des plus grands. Viennent les temps d’une grande satisfaction et reconnaissance pour le réalisateur polonais.

Adulé en Allemagne, connu et reconnu en France, regardé dans des dizaines de pays, paradoxalement Kieslowski est accueilli par les critiques polonais avec tiédeur et méfiance. Le succès de Kieslowski siège dans son langage universel, ses films traitent des temps qui changent, de la morale d’aujourd’hui, de l’amour… dans ses films la métaphysique tient un rôle prépondérant.

"Trois couleurs, bleu" a été récompensé à Venise, par le prix "Les Lions d’or" et a permis d’asseoir la position du réalisateur parmi les meilleurs réalisateur européens. Cependant dans une interview donnée à un journaliste d’AFP Kieslowski a annoncé son désir de quitter le cinéma, sa vie professionnelle et dernièrement la Trilogie l’ont épuisé physiquement et psychiquement…

Krzysztof Kieslowski est mort à Varsovie, le 13 mars 1996, à l’âge de 54 ans, d’une crise cardiaque. Peu avant sa mort il aurait travaillé en collaboration avec l’inséparable Krzysztof Piesiewicz sur une nouvelle trilogie "Paradis, enfer, purgatoire"…

Peu après la réalisation de la Trilogie, le réalisateur a eu l’idée d’écrire trois scénarios et de confier leur réalisation à de jeunes cinéastes européens. En 1997, la société NADA et le groupe MK2, en accord avec la famille de Krzysztof Kieslowski, ont réuni leurs efforts et organisé le Prix Kieslowski, afin que le souhait du défunt puisse être exaucé.



phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com